L’ouverture prochaine des vannes du pont-chaussée de la Petitcodiac est la première étape clé dans la restauration de la vitalité de notre bassin versant au profit des générations présentes et futures.
Selon la loi canadienne, il est illégal de bloquer le passage du poisson dans un cours d’eau. L’étude d’impact environnementale d’une durée de 5 ans et au coût de 5 millions de dollars, portant sur l’avenir du pont-chaussée, a clairement démontré que cette structure est illégale et qu’elle doit par conséquent être enlevée pour que la restauration entière de la rivière Petitcodiac puisse débuter. Il faut donc féliciter le gouvernement provincial pour sa vision et pour son initiative de démarrage de l’un des projets de restauration d’une rivière les plus significatifs dans l’histoire du Canada.
L’appui de la communauté pour la restauration de la rivière a toujours été et continu d’être fort. Les citoyens de la région sont de plus en plus conscients des conséquences désastreuses pour l’écosystème si le projet n’allait pas de l’avant. Pour ne mentionner qu’une des conséquences négatives du statu quo, il ne faut pas oublier que selon l’étude d’impact environnemental, les risques d’inondations seront beaucoup plus grands si le pont-chaussée demeure en place. Ceci est dû au fait que le lit de la rivière continuerait à se remplir de sédiments, étouffant ainsi le cours d’eau et réduisant d’autant sa capacité de faire face à l’arrivée d’importantes quantités d’eau lors de fortes pluies.
Après des décennies d’inaction, nous avons un excellent plan pour allez de l’avant avec la rivière Petitcodiac. La situation a été étudiée en profondeur, un projet de restauration a été développé, la province a prévu un fond à cet effet et la communauté est derrière ce projet historique. Longue vie à la rivière Petitcodiac!
Ronald Babin, président de Sentinelles Petitcodiac
(Moncton, 18 janvier, 2010)