250 ans d’anecdotes

Petitcodiac Tidal Bore
Le mascaret de la rivière Petitcodiac dans le sud-est du Nouveau-Brunswick fascine ses observateurs depuis des siècles. De nombreux témoignages écrits, certains allant jusqu’à 250 ans passés, décrivent le passage du mascaret (refoul) de la Petitcodiac lors de diverses époques, selon la perspective des témoins.

1750 – de Lery, officer français

« le courant monte avec tant de rapidité qu’au commencement de la marée, Il se fait un volume d’Eaux de deux ou trois pieds d’epaisseur qu’un cheval au petit galop peut apaine suivre ce courant continu de mesmes au montant et baissant de La marée. »

1758 – George Scott, officier anglais

« Sa marée est la plus rapide parmi toutes les rivières de la baie de Fundy. Le mascaret, première vague de la marée, a cinq ou six pieds de hauteur et parfois sept aux marées du printemps, ce qui met les navires en extrême danger d’échouer dans la rivière.»

1812 – Mgr Plessis, évêque de Québec

« À Peticoudiac on l’entend venir de très loin et avec grand bruit. C’est un torrent furieux, élevé de six à dix pieds au-dessus du niveau de la rivière, qui accourt en se déroulant avec un fracas terrible. Malheur à la chaloupe, même à la goélette qui se trouverait sur son chemin. »

1825 – Peter Fisher, historien

« Le bruit du mascaret s’entend de très loin et les animaux se précipitent immédiatement vers les hauteurs, et donnent des signes visibles de terreur dès qu’ils en sont à proximité. »

1869 – Daily Transcript, Moncton

« Le 4 octobre 1869 durant la nuit, la marée, plus haute en raison de la pleine lune, arriva juste comme les vents se levaient, virant rapidement à la tempête. Tout un spectacle pour ceux qui ont vu le mascaret durant la nuit de la Saxby Gale. Divers témoins oculaires estimaient que sa hauteur avait atteint entre sept et neuf pieds et son grondement s’était entendu à plus d’un mille. »

1910 – Illustrated London News

Une photo remarquable du mascaret de la Petitcodiac, datant de 1902, fait la une du Illustrated London News du 10 décembre 1910, à côté d’une photo du mascaret de la rivière Qiantang en Chine, le plus important au monde.

1951 – Keith Dalton, scientifique

En novembre 1951, un article qui s’intitule Fundy’s prodigious tides and Petitcodiac’s tidal bore paraît dans le Journal of the Royal Astronomical Society of Canada.« Plus loin, à l’approche de Moncton et du coude à angle droit de la Petitcodiac, le mascaret forme une paroi mousseuse dont la hauteur moyenne est de 3 à 3.5 pieds (1 m). Sa hauteur peut parfois atteindre plus de 5 pieds (1.5 m) si une tempête se manifeste. Le mascaret se déplace à la vitesse de 8 milles à l’heure et remonte 13 miles en amont de Moncton. »

1965 – R.A.R. Tricker, scientifique

Un des premiers ouvrages scientifiques portant sur les mascarets du monde, Bores, breakers, waves and wakes – An introduction to the study of waves on water, est publié par Tricker en 1965. « Les mascarets se forment dans plusieurs parties du monde. La rivière Petitcodiac au Nouveau-Brunswick possède un imposant mascaret d’environ 4 ou 5 pieds de hauteur. » Téléchargez ce document PDF et lisez le rapport au complet: Le Mascaret de la Rivière Petitcodiac 250 ans d’anecdotes
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