AUTES CAMPAGNES

  • Campagne sur les pesticides cosmétiques (mai 2002)
  • Sol contaminé – chemin Gorge (octobre 2001)
  • Projet de restauration du ruisseau Halls (mars 2002)
  • Projet de conservation des terres et d’accès aux rivières (septembre 2004)
  • Enquête sur le ruisseau du parc Mapleton (juillet 2005)
  • La chaussée de Memramcook (août 2000)
  • Carrière de Memramcook (janvier 2006)
  • Barrières intertidales (depuis 2000)
  • Renaissance Petitcodiac (juin 2012)
  • Dépotoirs à neige (depuis 2003)

Campagne sur les pesticides cosmétiques (mai 2002)
Les Sentinelles ont obtenu des fonds et ont organisé un atelier sur les liens entre la santé et l’environnement. Comment traiter les problèmes de pollution toxique les plus importants dans notre bassin versant (pesticides cosmétiques, rejets d’égouts sanitaires non traités, autres rejets toxiques) a été abordée. La conférencière invitée était Edith Smeesters, l’une des principales expertes québécoises sur les pesticides cosmétiques. Par la suite, les Sentinelles ont continué à encourager la province et les municipalités du bassin versant à introduire des règlements pour éliminer progressivement l’utilisation de pesticides cosmétiques.

Sol contaminé – chemin Gorge (octobre 2001)

Les Sentinelles ont aidé un groupe d’habitants près du chemin Gorge à mener une enquête sur une proposition visant à mettre en place une opération de “nettoyage” de sols contaminés dans leur quartier. Les Sentinelles ont embauché un expert pour mener une enquête indépendante. La proposition était en réalité un projet de construction d’incinérateur qui aurait entrainé le rejet d’importantes émissions toxiques, ayant un impact sur les résidents voisins et sur les 120 000 habitants et plus de la région du Grand Moncton située à quelques kilomètres de là. Suite à la campagne menée par les résidents, le permis d’entreprendre ce projet a été refusé par le ministère de l’Environnement du Nouveau-Brunswick.

Projet de restauration du ruisseau Halls (mars 2002)

Les Sentinelles ont obtenu le financement pour la première phase de ce projet de trois ans, développé en collaboration avec l’Alliance du bassin versant Petitcodiac, pour restaurer le bassin versant du ruisseau Halls. Les Sentinelles ont travaillé avec de nombreux résidents de la région et produit un rapport détaillé décrivant les principaux problèmes environnementaux auxquels sont confrontés les cours d’eau urbains de ce bassin. Une liste détaillée des mesures correctives à prendre afin de protéger et de restaurer ces cours d’eau a également été présentée. Le projet a été considéré par certains au sein du gouvernement provincial et de la ville de Moncton comme “trop actif” dans la résolution des problèmes de pollution. Par exemple, la ville de Moncton a dû réparer d’urgence plusieurs raccordements transversaux d’égouts découverts lors d’une patrouille. Le financement provincial n’a pas été renouvelé.

Projet de conservation des terres et d’accès aux rivières (septembre 2004)

En septembre 2004, les Sentinelles ont obtenu un financement pour mener un projet de recherche sur la conservation du littoral, dans le but d’augmenter la superficie des terres riveraines protégées dans notre bassin versant. Un financement partiel a été obtenu par l’intermédiaire d’Environnement Canada. La cartographie du bassin versant a été réalisée en partenariat avec l’Alliance du bassin versant Petitcodiac. Une brochure éducative et une section du site web portant à ce sujet ont été créées. Des réunions ont eu lieu avec les propriétaires fonciers potentiels et les principales organisations de conservation de la province. Un des objectifs du projet était de créer plus d’accès publics à la rivière, un objectif qui continue d’être promu aujourd’hui.

Enquête sur le ruisseau du parc Mapleton (juillet 2005)

En juillet 2005, les Sentinelles sont intervenues pour que Pêches et Océans Canada déclare la présence de poissons dans deux cours d’eau du parc Mapleton, précédemment identifiés comme des “fossés de drainage” par la Commission d’aménagement et la ville de Moncton. Cette intervention visait également à faire annuler une décision du conseil municipal de vendre plus de 23 acres de parcs publics à un promoteur privé. La certification a obligé la ville à construire un ponceau traversant le ruisseau, mais la décision de transférer les 23 acres de parc a été prise malgré la forte opposition du public.

Campagne sur la carrière de Memramcook (janvier 2006)

Durant l’hiver 2005, les Sentinelles ont aidé un groupe de résidents qui se battaient pour s’opposer au développement d’une troisième carrière de roches le long de la rivière Memramcook, proposé par la famille industrielle JD Irving. Les Sentinelles ont effectué des recherches et produit une note de service à l’intention de la Commission d’aménagement de Beaubassin, qui décide des écarts de zonage industriel dans cette région, en l’encourageant à faire respecter de stricts tampons de protection des cours d’eau. Finalement, la Commission s’est rangée du côté de l’environnement et des résidents, en recommandant de ne pas autoriser la carrière proposée. Le groupe JD Irving a mené une intense campagne de lobbying contre le ministre de l’Environnement du Nouveau-Brunswick pour faire annuler cette décision. Le ministre conservateur de St-John (ville natale de JD Irving) a finalement cédé aux pressions, et contre la volonté de la Commission et des résidents, a procédé à l’octroi de l’autorisation.

Barrières intertidales (depuis 2000)

Depuis 2000, les Sentinelles ont documenté des douzaines de barrières intertidales empêchant le passage des poissons dans son bassin versant. Le bassin de la rivière Petitcodiac / l’estuaire de la baie de Shepody est un bassin versant d’environ 3000 km2 situé en amont de l’intérieur de la baie de Fundy et est sévèrement affecté par des barrières et barrages de tous types. Des évaluations sur le terrain menées par Environnement Canada (Wells, 1999), le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick et les Sentinelles Petitcodiac suggèrent que plus de 90% du bassin versant est affecté par des barrières causant des obstructions partielles ou totales au passage des poissons. Voici un résumé des obstacles qui entravent pratiquement 100 % du passage du poisson dans ce bassin versant :

  • Pont-chaussée de la rivière Petitcodiac : 1340 km2 touchés (les vannes ont été ouvertes en avril 2010)
  • Barrage abandonné de Mill Creek : 50 km2 touchés
  • Barrage abandonné du ruisseau Humphreys : 38 km2 touchés (barrage enlevé en juillet 2013)
  • Chaussée de la rivière Memramcook : 400 km2 touchés
  • Chaussée de Shepody : 550 km2 touchés
  • Barrage Jonathan Creek / Jones Lake : 60 km2 touchés
  • Réservoirs de McLaughlin et d’Irishtown : 34 km2 touchés
  • Ruisseau Babineau : 12 km2 touchés
  • Fox Creek : 34 km2 touchés
  • Palmers Creek : 40 km2 touchés
  • Ruisseau Breau : 60 km2 touchés
  • Plus d’autres petits affluents de la rivière Petitcodiac

Dans les bassins hydrographiques voisins de l’intérieur de la baie de Fundy, la rivière Aulac (30 km2) et la rivière Tantramar (300 km2) sont d’autres rivières affectées à 100 % qui contribuent au déclin des populations de saumon.

Renaissance Petitcodiac (juin 2012)

Renaissance Petitcodiac a été lancé en juin 2012 comme un plan triennal proposant une vision pour atteindre, d’ici 2015, une stratégie ambitieuse de renaissance de la rivière Petitcodiac. En résumé, le plan recommande l’atteinte de quatre grandes priorités en matière de protection du bassin versant, soit l’achèvement du projet de restauration de la rivière Petitcodiac, l’achèvement de la mise à niveau du traitement secondaire par la Commission des eaux usées du Grand Moncton, l’enlèvement du barrage abandonné du ruisseau Humphreys et la mise en œuvre d’une stratégie de rétablissement des populations de poisson.

Le plan recommande également la mise sur pied d’une Commission spéciale de la Renaissance Petitcodiac pour lancer ou mettre en œuvre, d’ici 2015, un certain nombre d’initiatives permettant à la région de tirer le maximum de bénéfices du projet de restauration de la rivière Petitcodiac, salué comme le plus grand projet de restauration de rivière jamais entrepris au Canada (ou dans le monde, selon plusieurs observateurs). Le plan recommande que cette Commission cherche à atteindre six priorités, en facilitant, supervisant ou promouvant le développement d’une stratégie d’interprétation du mascaret, d’une stratégie d’accès et de navigation dans la rivière, d’un plan de sentier fluvial pour relier les communautés le long de l’estuaire, et de quelques autres idées audacieuses pour aider à restaurer l’engouement des gens envers la rivière Petitcodiac.

Dépotoirs à neige (depuis 2003)

Depuis l’hiver 2003, les Sentinelles surveillent plusieurs dépotoirs à neige dans le bassin versant, soit dans les secteurs urbains dans les environs de la ville de Moncton. Un problème avec un dépotoir à neige a été identifié le long du ruisseau Humphreys et a été porté à l’attention de la Ville de Moncton et du ministère de l’Environnement du Nouveau-Brunswick en 2003. Le problème a ensuite été résolu en 2007, tandis que d’autres dépotoirs à neige continuaient à avoir des impacts négatifs sur l’environnement adjacent. Au cours de l’hiver 2014, le problème est revenu à la surface lorsqu’un autre dépotoir à neige publique situé près du pont-chaussée de la rivière Petitcodiac s’est avéré être trop proche d’une zone humide. La question a été résolue par la suite par la Ville de Moncton et des mesures visant à améliorer la protection environnementale des zones situées à proximité des dépotoirs à neige de la ville sont maintenant mises en œuvre.

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